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LES VOYANTS : FRANÇOIS ET JACINTHE

LE PROCÈS EN BÉATIFICATION

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Francisco Marto François et Jacinthe
béatifiés
Jacinta Marto
 

C'est en 1946 que furent entreprises les premières démarches pour introduire la Cause de Canonisation de Francisco et Jacinta Marto. Le procès informatif ordinaire fut instruit à la Curie Episcopale de Leira à partir de 1952. Pour entendre le témoignage de Lucie, devenue carmélite, le procès rogatoire fut célébré à Coimbra.

La thèse sur les vertus fut élaborée par le Père Paolo Molinari, de la Compagnie de Jésus, Postulateur Général de cette Cause. Le dossier de la fillette fut envoyé au Saint-Siège, le 2 juillet 1979 ; celui de son frère, le 3 août de la même année. Il faudra attendre l'avertissement du Ciel, le 13 mai 1981, (attentat contre le Pape Jean-Paul II) pour que celui-ci se documente sur les Apparitions de Notre-Dame de Fatima et se fasse transmettre les dossiers en instance...
Le 16 décembre 1988 eut lieu le Congrès Spécial des Théologiens Consulteurs, présidé par le Promoteur de la Foi, Mgr. Antonio Petti. Le 18 avril 1989, le Cardinal Eduardo Gagnon présentant la Cause devant de nombreux cardinaux et évêques réunis en Congrégation Ordinaire, reconnurent que Francisco et Jacinta Marto avaient pratiqué de façon héroïque les vertus théologales, cardinales et annexes.

C'est à ce moment là que le Cardinal adressa au Souverain Pontife Jean-Paul II le dossier de tous les travaux. Sa Sainteté, accédant aux désirs de la Congrégation pour la Cause des Saints, ordonna de rédiger, selon les règles, le Décret sur les vertus héroïques des petits voyants.

Le 13 mai 1989, le Saint-Père les déclara Vénérables.

Le 16 avril 1999, le postulateur de la cause de béatification de Jacinta et Francisco, le Père Paolo Molinari, révéla au micro de la télévision italienne (RAI) que la Congrégation vaticane pour la Cause des Saints avait reconnu l'authenticité d'un miracle attribué aux deux enfants. Une jeune fille portugaise, Maria Emilia Santos, de la ville de Leiria, avait à peine 16 ans quand, en octobre 1946, elle fut internée pour une maladie qui, au début, paraissait être une grippe avec fortes fièvres. Après deux mois d’hôpital, on lui dit que cela devait être une fièvre rhumatisante. Jamais plus elle ne se sentit bien et elle travaillait avec difficulté. Deux ans plus tard, elle sentit une douleur très forte, dans les jambes, qui l’empêchait de marcher. Elle resta 17 mois à l’hôpital de Leiria et, de là, fut transférée au sanatorium de Outao où elle resta 28 mois. Elle fut opérée à la colonne vertébrale et aux genoux et revint chez elle sans aucune amélioration.

Dix années passèrent, durant lesquelles son état empira. Quand déjà elle n’arrivait même plus à se déplacer, ni à supporter les douleurs, on la conduisit chez un orthopédiste qui voulut l’interner immédiatement à Coimbra ou à Lisbonne. Elle-même alors, déjà bien saturée de médecins et d’hôpitaux, refusa mais comme, huit jours plus tard, le mal s’aggrava, elle dut être internée d’urgence à l’hôpital de l’Université de Coimbra. elle fut soumise à une nouvelle opération à la colonne vertébrale qui aggrava l’état clinique. Elle resta paraplégique. Etant donné sa faiblesse, elle fut transférée au centre d’Alcoitao où, par le moyen d’exercices, elle réussit à récupérer le mouvement des mains. Les médecins lui dirent que son état était incurable et elle revint chez elle.

À la suite d’une fièvre, elle fut une fois de plus internée à l’hôpital de Leiria le 8 janvier 1978, dans les services médicaux où elle resta six ans. Ensuite, elle fut transférée au Foyer Saint-François. A partir de là et jusqu’en 1987, elle ne consulta aucun médecin ni ne prit aucun médicament spécial, seulement des analgésiques quand les douleurs étaient très intenses. Elle était toujours étendue sur le dos dans le lit, avec insensibilité totale de la taille aux pieds. Elle arrivait seulement à bouger la tête et les mains. Elle priait, elle chantait, elle pleurait et elle faisait de la dentelle, mais le découragement, les douleurs et la grande difficulté à accepter sa situation l’incitaient, comme elle-même le reconnaît, à s’irriter et à rabrouer ceux qui la servaient et ne voulaient que son bien.

On la transporta un jour en ambulance (avec grande difficulté, à cause des douleurs dont elle souffrait particulièrement quand on la bougeait) pour faire une retraite pour malades à Fatima. Ce fut alors à cet instant qu’elle commença à avoir une grande dévotion pour les deux petits pastoureaux et à leur faire constamment des neuvaines. Elle finissait une neuvaine et deux ou trois jours plus tard elle en commençait une autre. Ce fut ainsi jusqu’au 25 mars 1987.

Ce jour-là, dans sa chambre, après avoir récité le chapelet et la neuvaine, elle dit : « Petite Jacinthe, maintenant il ne manque plus qu’un jour pour finir une neuvaine de plus et encore rien... ». Sur-le-champ, elle commença à ressentir un fourmillement dans les pieds et une forte chaleur qui l’effrayèrent. Parce qu’elle était totalement insensible de la taille jusqu’aux pieds, elle se demanda alors si elle n’était pas en train de perdre la raison. Mais le fourmillement et la chaleur augmentaient, et elle entendit à ce moment une voix d’enfant qui lui disait : « Assieds-toi, parce que tu le peux ». Comme elle ne réagissait pas, la voix répéta les mêmes paroles, qu’elle eut cependant besoin d’entendre une troisième fois pour, en un élan, jeter la couverture sur le côté et s’asseoir sur le lit.

Le premier moment de choc passé, elle pensa alors que, le jour suivant, personne ne la croirait si elle disait qu’elle s’était assise toute seul, alors que le matin même elle n’avait cesser de crier de douleur quand on l’avait lavée.

IL lui vint à l’esprit d’appeler l’employée de garde. Elle sonna la clochette et appela mais, à ce qu’il paraît, elle arrivait mal à parler. A cause de cela, quand l’employée arriva dans la chambre, qui était dans l’obscurité, et lui demanda ce qu’elle voulait, elle dut répéter plusieurs fois d’allumer la lumière. Une fois la lumière allumée, l’employée, épouvantée, commença à crier en la voyant assise sur le lit. On alla chercher la directrice et d’autres dames pour que toutes la voient. Ce fut une grande excitation dans tout le foyer.

Après cet événement, Maria Emilia Santos se mit à utiliser un fauteuil roulant, tout en continuant à demander aux pastoureaux de l’aider à pouvoir se mettre debout. Ceci arriva le 20 février 1989, jour anniversaire de la mort de Jacinthe. Elle se leva de son fauteuil roulant, essaya de faire une flexion des genoux, ne sentit aucune douleur et commença à marcher. Aujourd’hui, plus de dix ans après ces faits, elle continue à se mouvoir sans difficultés et à pouvoir mener une vie normale.

Après constitution du dossier et d'un examen minutieux de Maria Emilia Santos, réalisé à Rome sous la direction des professeurs Machiarellli, Romanini et Santoro, la guérison de cette dame fut reconnue, à l’unanimité, comme inexplicable pour la médecine, dans la réunion du Conseil médical de la Congrégation pour la Cause des Saints présidée par le professeur Rafael Cortesini et réalisée le 28 janvier 1999. Ce cas fut ensuite soumis à un examen des consulteurs théologiens, le 7 mai 1999, puis à l’avis de la Session ordinaire des cardinaux et évêques de cette même Congrégation, le 22 juin 1999, avec, dans les deux cas, réponse affirmative sur le fait de savoir s’il s’agissait d’un miracle divin. Finalement, le décret de la Congrégation pour la Cause des Saints, reconnaissant la guérison de Maria Emilia Santos comme miracle de Dieu obtenu par l’intercession des deux petits pastoureaux de Fatima, fut promulgué, sur ordre du Saint-Père, le Pape Jean-Paul II, le 28 juin 1999.

Le recteur du Sanctuaire, Mgr. Guerra, était, lui, opposé à leur béatification : « Je pense, disait-il en mai 1997, que ce n'est pas encore bien opportun de béatifier les pastoureaux. Sœur Lucie est vivante, une partie du secret n'est pas encore révélée. Je pense que quand nous perdrons sœur Lucie — que Dieu la maintienne en vie le plus longtemps possible ! — ce fait apportera du nouveau...
Il ne semble pas nécessaire ou utile que les enfants soient béatifiés maintenant. Il faut tout au moins agir progressivement. Je ne suis pas du tout pressé, et cela ne me paraît pas nécessaire. »

Mgr Serafim Ferreira y Siva, évêque de Leiria-Fatima, exprima sa joie et satisfaction en apprenant la nouvelle par le Père Luis Kondor, vice-postulateur de la cause de béatification de Jacinta et Francisco, de retour au Portugal avec un document signé de la main du Pape Jean-Paul II.

Les deux pastoureaux ont été béatifiés le 13 mai 2000, à la plus grande satisfaction du Père Kondor et de Mgr Ferreira y Silva qui déclarait en 1999 : « J'aimerais bien que ce soit à Fatima et je crois que le Pape en serait également très heureux ». Dans un premier temps, il était prévu de faire cet acte à Rome, mais malgré un calendrier très chargé du Pape, en cette année jubilaire, c'est bien au Portugal qu'eu lieu l'événement.

La Messe de béatification fut donc célébrée à Fatima devant une foule immense venue tout spécialement des quatre coins de la Terre. Le Pape lu l'homélie, puis à la fin de la cérémonie le cardinal Sodano prit la parole au nom du Pape Jean-Paul II pour révéler ce que le Vatican a appelé le troisième secret... Enfin, le 8 octobre 2000, la statue de Notre-Dame de Fatima fut portée à Rome tout spécialement pour le jubilé de tous les évêques du monde. On espérait que le Saint-Siège consacre solennellement la Russie au Cœur Immaculé de Marie comme l'a demandé la Sainte Vierge, le 13 juillet 1917 (et de nouveau, à Tuy, le 13 juin 1929); mais hélas rien n'a été fait ce jour là comme Notre-Dame l'avait demandé. (Sur ce sujet, voir le forum, en particulier la contribution n°11)

La béatification de Jacinta et Francisco donne une nouvelle force au message des Apparitions de la Vierge à Fatima. Les deux petits bergers ont beaucoup à dire au monde. Selon l'évêque de Leiria-Fatima : « la reconnaissance officielle du fait que ces jeunes adolescents aient eu une expérience aussi grande peut donner des points de repère aux gens d'aujourd'hui qui ont perdu leurs illusions à cause du manque de valeurs et de certitudes » ; un avis que partage le Père Kondor, qui considère que ces jeunes bergers donnent une lecture actualisée des paroles de Jésus : « Si vous ne vous convertissez, et ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des Cieux » (Matthieu: XVIII, 3).

Cet événement est une véritable bénédiction pour tous ceux qui, pendant plus de quarante ans, ont prié et se sont sacrifiés pour que cette béatification puisse avoir lieu.

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CHRONOLOGIE DE LA CAUSE CONJOINTE

1946 ●    Premières démarches pour introduire la Cause conjointe de Canonisation de Francisco et Jacinta Marto.
1952 ●    Début du procès informatif ordinaire introduit à la Curie Episcopale de Leira.
1979 ●    2 juillet : Envoie à Rome du dossier des procès informatifs diocésains.
●    14 décembre : Le Père Luis Kondor, Société du Verbe Divin, est nommé vice-postulateur extra urbem de cette cause.
1985 ●    Le Père Paolo Molinari, Compagnie de Jésus, postulateur, remet à la Congrégation des Causes des Saints, les résumés des procès et documents des commissions d’historiens, de théologiens, d’évêques et de cardinaux.
1989 ●    13 mai : Le Pape déclare l’héroïcité des vertus des serviteurs de Dieu, et leur accorde ainsi le titre de vénérables.
●    Les membres de la Ligue de Prière et de Sacrifice et les amis des deux pastoureaux sont invités à collaborer en vue d’obtenir une guérison miraculeuse que la science ne peut expliquer. Qu’ils aient recours dans les maladies, aujourd’hui déclarées incurables, à l’intercession conjointe des deux Serviteurs de Dieu, car pour les deux procès, un seul miracle est nécessaire.
1990 ●    Les homélies du 13 de chaque mois tiennent compte du thème général de l’année : « Les deux seront un ».
●    La vice-postulation attend ardemment toute communication de guérison extraordinaire et instantanée dûment documentée.
1991 ●    La vice-postulation archive annuellement près de mille grâces obtenues par l’intercession des deux pastoureaux, dont des grâces extraordinaires qui semblent être des miracles.
1999 ●    21 août : Mgr Serafim de Sousa Ferreira e Silva, évêque de Leiria-Fatima, écrit : « La béatification de François et Jacinthe Marto confirme ou fortifie la reconnaissance de l’authenticité de tous les événements de Fatima dans leur ensemble depuis les apparitions de l’Ange jusqu’à nos jours ».
2000 ●    13 mai : Jean-Paul II les béatifie conjointement à Fatima.

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