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◄ FORUM ET DÉBATSDROIT D'EXPRESSION. Contribution : n° 1 LE 13 JUIN 1999, L'EGLISE CATHOLIQUE, EN SA TETE, VA-T-ELLE UNE NOUVELLE FOIS PREFERER NOTRE-DAME DE PARTENIA A NOTRE-DAME DE TUY ? « De la pratique de la dévotion des premiers samedis, unie à la Consécration (Nota : de la Russie) au Cœur Immaculé de Marie, dépend la guerre ou la paix du monde. C'est pourquoi, je désire tant leur diffusion, et surtout parce que c'est la volonté du bon Dieu et de notre Mère du Ciel ». a) Les réponses de l'Eglise catholique 70 ans après la demande de Tuy et 60 ans après la réaffirmation, par Sœur Lucie, de la volonté du Ciel, quelle sont été les réponses que la Sainte Eglise catholique et romaine a apportées à ces deux demandes auxquelles il faut ajouter celle de la publication du "Troisième Secret", à partir de 1960, car, ainsi, d'après Sœur Lucie, « ce sera plus clair » ? 1. Concernant l'approbation de la dévotion réparatrice des premiers samedis de cinq mois consécutifs : Pie XI et ses successeurs n'ont rien fait à ce jour. Cependant, Mgr Da Silva, Evêque de Leiria-Fatima l'a approuvée, le 13 Septembre 1939, "seulement dix jours après le début de cette horrible guerre qu'elle devait empêcher". Nous estimons donc à 1 % l'état d'avancement de cette demande. 2. Concernant la consécration de la seule Russie au Cœur Immaculé de Marie au cours d'un acte collégial, solennel, public, explicite et clair de réparation : Pie XII a consacré la seule Russie au Cœur Immaculé de Marie, le 7 Juillet 1952, dans sa lettre apostolique "Sacro Vergente Anno". Mais il n'était pas entouré des Evêques. Toutes les autres consécrations faites concernaient le monde, avec mention plus ou moins voilée de la Russie (Nota : 31 Octobre et 8 Décembre 1942 / 21 Novembre 1964 / 7 Juin 1981 / 8 Décembre 1981 / 13 Mai 1982 / 16 Octobre 1983 / 24 et 25 Mars 1984). Nous estimons donc à 50 % l'état d'avancement de cette demande. 3. Concernant la publication, à partir de 1960, du "Troisième Secret de Fatima": Rien n'a été fait à ce jour. Bien au contraire, le 8 Février 1960, sous le Pontificat de Jean XXIII, un communiqué anonyme de l'Agence de presse portugaise A.N.I. (Agencia Nacional de Informaçao) a informé le monde qu'il ne serait pas divulgué. Nous estimons donc à 0 % l'état d'avancement de cette demande. Si l'on additionne ces trois états d'avancement, et si on en déduit le pourcentage correspondant, on peut hélas conclure que, 82 ans après, le message de Fatima a seulement été mis en œuvre à 17 %. D'où les plaintes successives de Notre Seigneur, en Août 1931, puis de sa Mère en 1957. b) Le placard de Partenia Trente huit ans après la plainte de Notre-Dame, le 7 Janvier 1995, Pierre Georges parlait de "l'affaire Gaillot", en page 32 du quotidien français "Le Monde" qualifié de "La divine boussole, l'incontournable repère" par Jean François Kahn, auteur du livre "La pensée unique" chez Fayard (Paris, 1995), 301 pages, page 41. Son article, intitulé "L'évêque des sables", ne rentrait pas dans le champ du thème que nous abordons ici. Cependant, il nous avait paru très intéressant car il développait un concept qui avait instantanément fait tilt chez nous, à savoir qu'il existait un lieu réel où l'on se débarrassait des fâcheux et des importuns. Dans le monde temporel, on l'appelait vulgairement "un placard" et nous ne l'ignorions pas. Mais, grâce à Pierre Georges, que nous ne remercierons jamais assez, nous savions désormais qu'au plan spirituel, on lui donnait le nom de "Partenia". Or, il est dit, en Ap. 12-6, que la Femme enveloppée de soleil (à savoir Notre-Dame du 13 Octobre 1917) devra ensuite s'enfuir au désert, et y être exilée, reléguée, parce que dérangeant trop les plans établis sans elle. D'où l'idée que nous avons aussitôt eue de lui donner ce joli nom de "Notre-Dame de Partenia", et de l'invoquer désormais sous ce nouveau vocable. Car il correspondait hélas parfaitement à sa situation actuelle d'émigrée, un état qu'a déjà connu son divin Fils qui, comme elle, n'a pas été accueilli par les siens (Jn 1,11).c) Une question angoissante Mais pourquoi tant de réticences de la part du Saint-Siège à mettre en œuvre la totalité du Message de Fatima, de Pie XI à nos jours ? L'initiative malheureuse de l'entourage de Sœur Lucie : 1. Ils y ont mélangé deux demandes distinctes du Ciel (la Consécration du monde demandée à Alexandrina de Balasar, une autre portugaise, le 1er Août 1935, par Notre Seigneur en personne, et la Consécration de la Russie demandée à Lucie, par Notre-Dame) espérant, ainsi, faire aboutir les deux demandes à la fois. 2. Ils ont, en outre, concernant ces deux Consécrations, inversé les conditions posées par le Ciel, n'indiquant pas, par exemple, à Pie XII qu'il devait demander aux Evêques du monde catholique de s'unir à lui pour consacrer la Russie. Cela explique pourquoi, lors de la seule Consécration explicite de la Russie, le 7 Juillet 1952, ce dernier n'a pas sollicité l'Episcopat mondial. Le résultat en est une regrettable confusion qui fait que le Saint-Siège a beaucoup de mal à s'y retrouver dans ses archives puisque la demande du 2 Décembre 1940 adressée à Pie XII n'est pas cohérente avec la demande adressée précédemment à Pie XI par Monseigneur Da Silva, en Mars 1937, le Saint-Siège en ayant accusé réception le 8 Avril 1937. Les "Accords secrets (verbaux) de 1962" entre le Saint-Siège et Moscou : Et effectivement, lorsqu'on consulte la table analytique du Concile, on ne trouve aucun des mots suivants : communisme, marxisme, socialisme, ce qui est particulièrement surprenant, quand on se souvient du discours d'ouverture du 20 Octobre 1962 au cours duquel les Pères déclaraient "vouloir aborder les grands problèmes de leur temps". En conséquence, le Concile du XXème siècle ne condamna pas l'hérésie du XXème siècle, à savoir le communisme, malgré plusieurs pétitions d'Evêques. Et voilà pourquoi Vatican II fut apolitique, pastoral et non doctrinal. Mais quel rapport ce silence sur le communisme a-t-il avec le Message de Fatima ? Ne sommes-nous pas en train de mélanger politique et religion, et de glisser d'un terrain à un autre ? C'est là qu'un brin de discernement est nécessaire. Car effectivement, à Fatima, puis à Tuy, Notre-Dame n'a jamais demandé la condamnation du communisme mais la Consécration de la Russie, ce qui n'est effectivement pas du tout la même chose. Aussi, si nous avons insisté sur ces "Accords (politiques) secrets de 1962", c'est parce qu'ils ont amené les Pères conciliaires à ne pas parler du régime soviétique. Et, à cause de ce climat de censure, tout ce qui touche au Message de Fatima fut occulté. En voici deux preuves : 1. Lorsqu'on consulte à nouveau la table analytique du Concile à la rubrique "paix", on ne trouve aucun des deux moyens voulus par le Ciel pour la donner au monde. Les mots suivants brillent, en effet, par leur absence : Cœur Immaculé de Marie, Consécration, dévotion réparatrice des premiers samedis, Russie. 2. De même, la Consécration de la seule Russie ne fut pas faite au cours d'un acte collégial, solennel, public, explicite et clair de réparation, alors que, de 1962 à 1965, les Evêques du monde catholique furent réunis autour de Jean XXIII, puis de Paul VI. Et c'est ainsi que fût gâchée une opportunités providentielle due à la Miséricorde Divine de donner enfin "la paix du Ciel" au monde. d) Mais, "à la fin (de la lutte finale ?), le Cœur Immaculé de Marie triomphera (du Saint-Père ?) qui me consacrera la Russie. Et un certain temps de paix sera donné au monde" Un obstacle facilement surmontable : Un obstacle plus difficilement surmontable : Bientôt, cependant, l'exorcisme collégial libérateur ? : Voilà pourquoi, il est impératif de s'en tenir à la formule de Consécration qui répond à la demande du Ciel et à ses exigences. Et voilà pourquoi, lors de la prochaine tentative, il faudra que le Saint-Père bannisse des formules comme : le monde humain, le genre humain, les hommes, la famille humaine, tous les peuples, les nations... Jean-Louis Mangin / Camille Pierron (13 Mars 1999).
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