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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. VINGT SIXIÈME LEÇON LES VERTUS THÉOLOGALES
Pour être sauvé, pour aller au ciel, il ne suffit pas de croire les vérités que l'Église nous enseigne, et qui sont contenues en abrégé dans le symbole des apôtres ; il faut encore mener une vie sainte, pratiquer les vertus chrétiennes, et garder fidèlement les commandements de Dieu et de l'Église. Ce n'est qu'à celui qui observe la loi, que la vie étemelle est promise : « Détournez-vous du mal et faites le bien, dit le Psaume XXXVI,27, et vous aurez une demeure éternelle. » — « Si vous voulez entrer dans la vie, dit Notre Seigneur Jésus-Christ, gardez les commandements » (Matth.,XIX,17. D : Les vérités de la religion et ses préceptes doivent donc rester étroitement unis ? En parcourant l'Évangile, nous y voyons qu'à côté des vérités révélées par Jésus-Christ, se trouvent toujours les maximes de conduite ; et, lorsque ce divin Sauveur chargea ses Apôtres d'aller annoncer sa religion dans tout l'univers, il ne leur dit pas seulement : « Allez, instruisez toutes les nations », il ajouta : « Apprenez-leur à observer toutes les choses que je vous ai prescrites ». Comment donc séparerions-nous des choses qui, dans la volonté de Dieu, doivent rester étroitement unies, les vérités de la religion et les préceptes de la religion ? Nous croyons les vérités de la foi, parce que c'est Dieu qui nous les propose ; mais n'est-ce pas Dieu aussi qui nous prescrit les œuvres de la charité ? Celui qui nous a dit : « Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de tout votre esprit et de toutes vos forces ; vous sanctifierez le jour qui lui est consacré ; vous honorerez votre père et votre mère ; vous ne déroberez point ; vous ne commettrez aucune injustice » est le même, que Celui à qui nous devons de connaître l'excellence de la nature divine, l'œuvre de sa toute-puissance dans la création et la conservation du monde, les desseins de sa miséricorde dans l'incarnation de son Verbe. Nous croyons les mystères que nous ne comprenons pas, parce qu'il est tout à fait juste et raisonnable de croire à la Parole de Dieu ; mais est-il moins juste, est-il moins raisonnable d'obéir aux commandements de Dieu ? Dieu est-il moins saint, quand il commande ou défend, qu'il n'est vrai quand il enseigne ? Son autorité est-elle moindre quand il dit de faire une chose ou de ne pas la faire, que quand il dit de croire ? Nous croyons, parce qu'il est écrit : « Celui qui ne croira pas sera condamné » mais il est écrit aussi « que l'homme ne recueillera que ce qu'il aura semé ; que chacun sera jugé selon ses œuvres » ; et il n'est écrit nulle part que la foi toute seule suffise pour le salut ; le contraire même est écrit dans les termes les plus clairs et les plus formels : « La foi sans les œuvres, dit l'apôtre saint Jacques, est une foi morte ». (Lire : Matth.: XXXVIII,19-20 ; Marc : XVI,16 ; Gal.: VI,8 ; Matth.: XVI,27 ; Jac.: II,26) D : Qu'est-ce que la vertu en général ? Le mot vertu veut dire force. Dans l'homme, la vertu est la force de l'âme ; il faut de la force et du courage pour faire le bien, à cause des passions qui nous tyrannisent et nous entraînent continuellement au mal. Voilà pourquoi Jésus-Christ nous dit : « Le royaume des cieux souffre violence, et c'est par la force qu'on en fait la conquête » (Matth. XI,11). La vertu est une sainte habitude de l'âme ; c'est-à-dire quelque chose d'intérieur et d'inhérent à l'âme, une qualité de l'âme qui y réside d'une manière fixe et permanente.
Les vertus naturelles sont celles qui s'acquièrent par les seules forces de la nature et qui disposent aux actes conformes à la droite raison. Un homme sans piété peut avoir des vertus naturelles ; un incrédule peut être doux, patient, compatissant ; il peut observer à l'égard du prochain les règles de la justice ; mais ces vertus n'étant point basées sur les motifs (raison qui détermine une personne à agir) que propose la religion et n'étant point animées de la foi qui peut seule les rendre méritoires, elles ne peuvent mériter tout au plus que des récompenses temporelles. Saint Augustin démontre, dans plusieurs de ses ouvrages, la faiblesse et l'imperfection des vertus enseignées et pratiquées par les philosophes ; il fait voir que la plupart étaient souillées par l'orgueil et la vaine gloire, qu'aucune ne se rapportait à Dieu et ne pouvait, par conséquent, mériter une récompense éternelle. D : Combien y a-t-il de sortes de vertus chrétiennes ou surnaturelles ? Les vertus morales sont celles qui tendent directement à régler les mœurs, c'est-à-dire les actions libres des hommes. D : Combien y a-t-il de vertus théologales ou divines ? Théologal signifie : qui a Dieu pour objet, qui se rapporte à Dieu. 11 y a trois vertus théologales ou divines, à savoir : la foi, l'espérance et la charité. Ces trois vertus sont tellement indispensables, que quiconque ne les possède pas et n'en produit pas des actes, ne peut parvenir au ciel.
L'objet d'une vertu est le but que cette vertu se propose ; ainsi, l'objet de la foi est Dieu que nous croyons ; l'objet de l'espérance est Dieu que nous espérons ; l'objet de la charité est Dieu que nous aimons, etc. D : Pourquoi dites-vous que ces vertus ont Dieu pour objet principal et immédiat ? Par la foi, nous croyons non pas à un homme ou à un ange, mais à Dieu, à sa Parole, à son Verbe, parce qu'il est la Vérité même, incapable de se tromper ou de nous induire en erreur ; ainsi, voyez-vous, Dieu est l'objet direct et immédiat de notre foi. TRAITS HISTORIQUES Proche du monastère de Marmoutiers, fondé par saint Martin, aux environs de la ville de Tours, étaient une chapelle et un autel qu'on avait érigés sur le tombeau d'un prétendu martyr. La dévotion attirait un grand nombre de personnes en ce lieu. Mais saint Martin ne voulut point y aller prier qu'il n'eût constaté la vérité des reliques qu'on y vénérait, et, dans cette circonstance, comme en mille autres, il donna l'exemple d'une prudence consommée. Il commença par s'informer, auprès des anciens, de son clergé, du nom de ce prétendu martyr : tout ce qu'on put lui dire ne servit qu'à augmenter ses doutes. Un jour, enfin, il se rendit sur le tombeau, accompagné de quelques-uns de ses religieux, et pria Dieu de lui faire connaître qui avait été enterré en cet endroit. Alors il aperçut à sa gauche un spectre hideux auquel il commanda de parler. Le spectre obéit, dit son nom, et le saint évoque sut, à n'en pouvoir douter, que c'était un voleur supplicié pour ses crimes, que le peuple honorait comme martyr. Il fut le seul qui vît le spectre ; les autres entendirent seulement sa voix. Il fit aussitôt démolir l'autel, et par là mit fin à la superstition dans laquelle le peuple se trouvait engagé par une vieille erreur. Le temps d'établir la jeune Frémiot était venu. Ses vertus, plus encore que son nom, la font rechercher. Un jeune homme, d'une naissance illustre, jouissant d'une grande fortune, se présente. Tout parle en sa faveur : il occupe dans le monde un rang distingué ; sa réputation est intacte ; il possède toutes les qualités aimables; tout en un mot, le rend digne de fixer le cœur de celle à laquelle il désire s'unir. Les deux familles sont bientôt d'accord, et tout se prépare pour une union prochaine. Mais la jeune Frémiot apprend que celui qui recherche sa main est calviniste ; c'en est assez : le seul nom d'hérétique fait évanouir à ses yeux toutes les belles qualités qu'elle avait reconnues en lui ; et, rétractant hautement la parole qu'elle avait donnée, elle proteste qu'un ennemi de l'Eglise, quel qu'il soit, ne sera jamais son époux. En vain on lui fait espérer que, maitresse du cœur de celui qui veut s'unir à elle, elle pourra le convertir. Elle ne cesse de répéter que jamais un disciple de Calvin ne verra sa destinée unie à la sienne, et qu'elle sacrifierait mille fortunes, plutôt que d'exposer sa foi. Plus tard, elle épousa le baron de Chantal, et mourut en odeur de sainteté, en 1641.
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