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Catéchisme |
| SOMMAIRE PETIT CATÉCHISME POUR ENFANTS Trinité Théologales CATÉCHISME POUR ADULTES de Dieu de la vraie Église point de salut de l'Église des Saints Apôtres La morale et les péchés : Théologales Commandements de Dieu : commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement commandement Commandements de l'Eglise : commandements commandement commandement La Grâce, les Sacrements, la prière Conscience dominicale Angélique chrétien |
ENSEIGNEMENTCATÉCHISME POUR LES ADULTES. QUARANTIÈME LEÇON LE NEUVIÈME & DIXIÈME COMMANDEMENT DE DIEU
Les lois humaines ne tendent qu’a régler les actions extérieures ; la loi de Dieu ne se borne pas à régler et à sanctifier l’action au dehors, elle pénètre jusqu’au fond des cœurs, pour y prévenir, pour y retrancher toute pensée, tout mouvement, tout désir illicite et déréglé. Par le sixième commandement, Dieu défend toutes les actions et tous les regards déshonnêtes, et par le neuvième il défend tous les désirs et toutes les pensées contraires à la sainte vertu de pureté. D : C’est donc offenser Dieu que de désirer de faire des choses déshonnêtes ? Pour offenser Dieu, pour perdre l’innocence et tomber en enfer, il n’est pas nécessaire de faire aucune action déshonnête ; le désir seul est un péché. Dieu, qui sonde les cœurs, ne se contente pas d’une pureté extérieure, il veut que le cœur soit pur, et le cœur cesse d’être pur du moment qu’on désire ce que Dieu défend ; ont est alors affecté comme si on faisait réellement l’action défendue, et Dieu voit bien que si on ne commet pas le péché, ce n’est pas la volonté qui manque, mais uniquement l’occasion et les moyens. C’est pour cela que Jésus-Christ a dit dans l’Évangile : « Vous savez qu’il a été dit aux anciens : Vous ne commettrez point d’adultère ; et moi je vous dis que quiconque regarde une femme avec de mauvais désirs pour elle a déjà commis le péché dans son cœur » (Matth.,V,27). D : Mais si on pensait seulement à une chose déshonnête sans avoir le désir de la faire, pécherait-on aussi ? Non-seulement le désir, mais la simple pensée d’une chose déshonnête, d’une action impure, lorsqu’elle est volontaire, qu’on s’y complaît et qu’on y consent, est capable de nous damner. « Les mauvaises pensées, dit l’Écriture, séparent de Dieu ; elles sont abomination aux yeux du Seigneur » ; elles donnent la mort à l’âme, si on n’a pas soin d’en détourner son esprit, et de les rejeter aussitôt qu’on s’en aperçoit. Les mauvaises pensées sont le principe et la source de tous les péchés ; on n’en vient point tout d’un coup à des actions déshonnètes ; ce n’est que par degrés qu’on s’y abandonne. Le mal commence par une pensée à laquelle on s’arrête volontairement, de la pensée naît le désir, et du désir on passe aux actes extérieurs. D : Est-ce aussi un péché que d’avoir de mauvaises pensées, quand on n’y consent point ? Supposons qu’une mauvaise pensée passe par la tête de l’un d’entre nous. Dès qu’il s’en aperçoit, il se dit à lui-même : « Dieu m’en préserve ! c’est un péché ! Mon Dieu, je ne veux point vous offenser. » Mais la mauvaise pensée ne s’en va pour cela, et ce n’est qu’au bout d’une demi-heure qu’elle disparaît. La personne a t-elle péché en la gardant si longtemps ? Non, puisqu’elle n’y a pas pris plaisir, et que c’est malgré elle qu’elle l’a eue. On ne péche en aucune manière lorsqu’on ne s’arrête point à une pensée déshonnête, quelle que soit d’ailleurs sa durée ; cette pensée devient, au contraire, un mérite devant Dieu, qui tient compte des efforts que l’on fait et des combats que l’on soutient, dans la crainte de lui déplaire et de l’offenser.
Par le septième commandement, Dieu défend de prendre ou de retenir injustement le bien d’autrui ; par le dixième commandement, il défend même de le convoiter. Convoiter le bien d’autrui, c’est désirer l’obtenir à son préjudice, c’est-à-dire par des moyens qui ne seraient pas légitimes, et qui, par conséquent, lui causeraient des dommages, des pertes. Il n’est pas défendu de désirer le bien qui appartient au prochain, pourvu qu’on soit dans la disposition de ne l’acquérir que par des voies licites et de son libre consentement ; par exemple, celui qui a une propriété à laquelle touche une pièce de terre qui lui convient peut, sans aucun doute, avoir le désir d’en faire l’acquisition ; mais s’il était dans la disposition de s’en emparer sans en payer la valeur, s’il pouvait le faire impunément, ce serait désirer injustement le bien d’autrui. Autres exemples : un de vos voisins exerce le même commerce que vous ; vous désirez qu’il perde sa réputation, afin que ses pratiques vous viennent et que votre fortune s'élève sur la ruine de la sienne ; c’est là désirer injustement le bien d’autrui. Quelqu’un occupe une place qu’il remplit dignement et avec zèle ; vous désirez qu’il soit disgracié, afin de lui succéder ; c’est encore désirer injustement le bien d’autrui et pécher contre le dixième commandement. D : Pourquoi Dieu défend-il ainsi les mauvais désirs et les mauvaises pensées ? Sans la pureté du cœur, Dieu ne peut être dignement honoré par les actions extérieures, quelque belles, quelque admirables qu’elles soient aux yeux des hommes ; parce que sans la pureté du cœur, la vie même la plus sainte en apparence n’est qu’une véritable hypocrisie. Celui qui, sous des dehors de régularité et de piété, cache une âme impure et souillée par les mauvaises pensées et les mauvais désirs, n’est qu’un sépulcre blanchi qui couvre la pourriture et les vers ; il ressemble aux Scribes et aux Pharisiens, qui se croyaient justes parce qu’ils étaient exempts de péchés extérieurs et grossiers, et qui n’en étaient pas moins, aux yeux du Seigneur, en objet d’horreur et d’abomination. « Malheur à vous, leur disait Jésus-Christ, parce que vous êtes semblables à des sépulcres blanchis, dont le dehors paraît beau aux yeux des hommes, mais dont le dedans est plein d’ossements de morts et de toutes sortes d’immondices. C’est ainsi qu’au dehors vous paraissez justes aux yeux des hommes, tandis qu’au dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquité ». TRAITS HISTORIQUES Un jeune homme demanda à Jésus-Christ ce qu’il fallait faire pour obtenir la vie éternelle. Le Sauveur lui répondit que s’il voulait être parfait, il fallait qu’il vendît ce qu’il avait et qu’il le donnât aux pauvres, afin qu’il eût un trésor dans le ciel. Ce jeune homme, attaché aux choses de la terre, s’en alla triste en entendant ces paroles, car il avait de grandes possessions. Jésus-Christ dit, à ce sujet, à ses disciples : « Qu’il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux ! » (Matth.,XIX,16.) Que fait-on, disait un saint anachorète, lorsqu’on voit venir à soi une bête féroce ? On monte sur un arbre pour l’éviter ; également celui qui se voit assailli par de mauvaises pensées, doit s’élever à Dieu par la prière, et se mettre ainsi à l’abri du danger. Après vingt-cinq ans d’une vie très austère, l’ermite Martinien sentit tout-à-coup naître en lui de violentes tentations. Déjà il était près de succomber, lorsqu’il mit ses pieds sur un brasier ardent. Bientôt, au milieu des atroces souffrances qu’il endurait, il s’écria : « Hélas ! hélas ! si je ne puis supporter d’aussi faibles douleurs, comment endurerai-je le feu de l’enfer, que j’aurais mérité en succombant à la tentation ? ».
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