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EXERCICES

CHEMIN DE LA CROIX

.

PRATIQUE : « Le chemin de la croix » se compose de croix de bois, placées à une certaine distance les unes des autres. Elles sont au nombre de quatorze, représentant les quatorze stations du chemin de la croix, tel qu'on le fait à Jérusalem, sur la Voie douloureuse et dans la basilique du Saint-Sépulcre. Il est d'usage d'unir à ces croix des tableaux ou des sculptures représentant les scènes de la Passion, depuis la condamnation de Jésus à mort jusqu'à son ensevelissement dans le tombeau.

EXERCICE : Il consiste à se rendre d'une station à l'autre (si, pour une raison sérieuse, par exemple, en raison de l'affluence des fidèles et de l'exiguïté des lieux, on ne peut se rendre réellement d'une station à l'autre, il est seulement conseillé, tout en restant à sa place, de se mouvoir légèrement, à chaque station, pour se tourner vers elle), et de méditer, pendant quelques instants au moins, devant chacune, sur la Passion du Sauveur.
Bien entendu, les fidèles qui ne peuvent se rendre à l'église le vendredi pour le chemin de la croix, peuvent méditer chez eux la Passion du Christ. Pour cela, il faut :
1°) un vrai crucifix (non pas une image représentant Notre Seigneur ou une simple croix nue, mais une croix avec un Christ attaché en croix ou du moins en relief).
2°) Ce crucifix doit avoir été bénit.
3°) Le fidèle doit tenir le crucifix à la main durant toute la méditation de la Passion de Notre Seigneur.

LES QUATORZE STATIONS : Le chemin de la croix se compose de quatorze stations (d'ordinaire à l'église, on les fait précéder et suivre de prières ou de chants devant le maître-autel) :

  1. — Jésus est condamné à mort.
  2. — Jésus est chargé de sa croix.
  3. — Jésus tombe sous le poids de sa croix.
  4. — Jésus rencontre sa très sainte Mère.
  5. — Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix.
  6. — Véronique essuie la face de Jésus.
  7. — Jésus tombe par terre pour le seconde fois.
  8. — Jésus console les filles de Jérusalem.
  9. — Jésus tombe pour la troisième fois.
10. — Jésus est dépouillé de ses vêtements.
11. — Jésus est cloué à la croix.
12. — Jésus meurt sur la croix.
13. — Jésus est descendu de la croix et remis à sa Mère.
14. — Jésus est mis dans le sépulcre.

Chant d'introduction : Pange lingua Ecouter

PREMIÈRE STATION

JÉSUS EST CONDAMNÉ À MORT


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Pilate présenta Jésus aux Juifs, en disant : Ecce Homo ! Voilà l'Homme. Ce magistrat avait fait flageller Notre Seigneur, dont cependant il reconnaissait l'innocence; les bourreaux à coups de verges lui avaient sillonné le corps tout entier de blessures profondes; les soldats romains avaient posé sur sa tête une couronne d'épines, et, sur ses épaules, un ridicule manteau de pourpre : Jésus était méconnaissable. Quel cœur, pensait Pilate, pourrait demeurer insensible à la vue de ces plaies et de ces outrages ? Il se trompait. La foule, avide de sang, se mit à crier : mort, mort, crucifiez-le ! Hésitant d'abord, puis intimidé au nom de César, ce juge, faible jusqu'au crime, livra Jésus aux Juifs pour être crucifié.
Ecce Homo ! Voilà l'Homme ! Ce n'est plus le gouverneur de la Judée qui nous adresse aujourd'hui ces paroles; mais Dieu le Père lui-même : Celui-ci, nous dit-il, est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toutes mes complaisances, écoutez-le, ipsum audite. C'est l'Homme-Dieu, l'Idéal divin, le Modèle de tous les hommes.
Oui, ô Jésus, prosternés à vos pieds, nous disons avec saint Pierre : Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant, notre Sauveur et notre Maître adorable. Nous voulons vous suivre pas à pas dans le chemin du Calvaire, et apprendre de vous à obéir à Dieu, à nos parents, à nos supérieurs; à aimer notre famille, nos amis, notre patrie, nos semblables; à nous laisser dépouiller, même de ce qui nous est le plus cher, sans murmurer; à n'avoir d'autre espoir que vous, ô Jésus crucifié; enfin, à mourir résignés et confiants. Puisse notre âme alors être remise aux mains de notre Père céleste ! Puissé-je aussi, Seigneur, laisser sur la terre une mémoire qui mérite d'être bénie et gardée avec amour, et une tombe que la croix protège, comme un gage d'éternelle et glorieuse résurrection.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

DEUXIÈME STATION

JÉSUS EST CHARGÉ DE SA CROIX


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Contemplons ici Jésus, véritable Isaac, acceptant avec résignation sur ses épaules, le bois du sacrifice et montant au lieu de son supplice.
Le Seigneur dit un jour à un saint vieillard : Va et gravis la montagne que je te montrerai. Sur la cime, offre-moi en holocauste ton fils unique si cher à ton coeur. Le vieillard prit son fils, marcha deux jours et parvenu au pied de la montagne, il mit sur les épaules de son fils le bois du sacrifice. Pour lui, il portait le glaive et le feu. Le fils dit à son père : mon père, voici le bois et le feu pour le sacrifice, où est la victime ? Mon enfant, répondit le père, Dieu saura bien en trouver une, et ils continuèrent à marcher.
Ce vieillard était Abraham et son fils s'appelait Isaac. La montagne que Dieu avait montrée au patriarche n'est pas autre que le mont Moriah, où a été bâti le temple de Jérusalem, dont le palais de Pilate était tout proche. C'est donc là que nous contemplons en ce moment Jésus, le vrai Isaac; et Abraham a bien prophétisé en disant que Dieu saurait trouver une victime : ecce Agnus Dei, voici l'Agneau de Dieu, chargé de nos péchés. En mettant à l'épreuve la foi du patriarche, le Seigneur voulait se donner à lui-même, à ses anges et au monde le spectacle prophétique d'un père consentant à immoler son fils. C'était une figure dont nous voyons en Jésus la réalité. Dieu qui arrêta la main d'Abraham, n'épargna pas son propre Fils. Il permit à la malice humaine de la flageller et de l'immoler. Pourquoi donc ? Ah ! ne fallait-il pas graver en caractères sanglants la loi de l'obéissance sur les épaules de Jésus avec la croix, et sur sa chair virginale avec les verges de la flagellation, afin que cette loi fût divinement promulguée, et qu'il fût facile à tous de l'apprendre par coeur; afin aussi que notre désobéissance n'eût aucune excuse ni sur la terre, ni au tribunal de Dieu !
O Jésus, modèle de résignation et d'obéissance, ayez pitié de moi; accordez-moi la grâce d'accepter sans murmurer toutes les épreuves qu'il plaira à Dieu de m'envoyer.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

TROISIÈME STATION

JÉSUS TOMBE SOUS LE POIDS DE SA CROIX


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Adorons ici Jésus, modèle d’obéissance héroïque. Ce divin Sauveur tombe, écrasé par son fardeau; mais il se soumet à la volonté de son Père. Il devient ainsi l’exemplaire divin que nous devons méditer et copier.
L’obéissance est vraiment un fardeau accablant pour notre nature orgueilleuse; mais aussi, parmi les vertus morales, elle occupe le premier rang. En effet, pour obéir, il faut que l’homme renonce à ce qu’il a de plus cher : sa volonté propre. La vertu de pauvreté fait que pour Dieu nous abandonnons les biens extérieurs; par la vertu de chasteté, nous immolons nos corps qui nous touchent de plus près; tandis que par l’obéissance , nous sacrifions au Seigneur ce qu’il y a de plus intime en nous : la volonté, le moi. Si donc, comme il faut l’admettre, le péché consiste à mépriser Dieu pour s’attacher aux biens de la terre et l’acte vertueux à mépriser les biens terrestres pour s’attacher à Dieu, il est évident que l’obéissance l’emporte en mérite sur les autres vertus morales, puisqu’elle immole à Dieu le plus grand bien terrestre qui est la volonté.
Lorsque Notre-Seigneur disait Mon Père, que votre volonté soit faite, et non la mienne : il nous montrait en quoi consiste la vertu d’obéissance. Quand il prenait la croix sur ses épaules, pour monter au Calvaire, il nous en donnait l’exemple; et maintenant qu’il est là, sous nos yeux, écrasé sous le poids de sa croix et renversé dans la poussière du chemin, toujours résigné, toujours aimant, son obéissance nous apparaît divinement héroïque.
Adorable Sauveur, permettez que je me prosterne à vos pieds et que je les baise avec amour : c’est là, dans la poussière, que mon orgueil doit descendre; oui, c’est là ma place, à moi qui ne suis que cendre et néant. O Jésus, par les mérites de votre chute, expiez, je vous prie, les fautes si nombreuses que la désobéissance m’a fait commettre.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

QUATRIÈME STATION

JÉSUS RENCONTRE SA TRÈS SAINTE MÈRE


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Jésus, modèle d’obéissance envers son Père céleste, fut aussi pour Marie, sa Mère, le plus parfait de tous les fils.
Qui saurait comprendre et dire l’angoisse de son Coeur sacré, lorsqu’au détour de la rue, il la rencontra et la vit tout éplorée ? Plus grande est la perfection d’un coeur, plus grande aussi est son affection pour les êtres qu’il aime, et plus vive sa douleur à la vue de leurs maux : aussi cette rencontre fut pour Jésus et Marie une véritable agonie.
Oui, divin Sauveur, vous êtes le meilleur des fils. Vous avez voulu que votre mère fût immaculée dans sa conception et d’une vie sans tache. Créateur tout-puissant, vous avez versé sur elle tous les dons de la nature et de la grâce; sagesse infinie, vous l’avez enrichie de tous vos trésors d’intelligence et d’amour, afin qu’elle fût digne d’être fille, épouse et mère de Dieu; artiste divin, vous vous êtes préparé en elle un temple d’une beauté ravissante; enfant, vous reposiez entre ses bras et sur son coeur; adolescent, vous lui étiez soumis, ainsi qu’à Joseph, son virginal époux; jeune homme, vous lui offriez le pain de vos labeurs, vous faisiez le bonheur de sa vie et le charme de son foyer par votre présence assidue, votre parole, votre tendresse et toutes les attentions délicates dont est capable un fils qui est Dieu. Pendant votre vie apostolique, votre voix la faisait tressaillir et l’enivrait de joies célestes, alors qu’elle vous contemplait, vous, son Fils, commandant avec empire à la nature et à la mort, en face des multitudes suspendues à vos lèvres. Par votre vertu, elle fut d’une grandeur divine au pied de la croix, et après votre ascension, elle se montra la mère auguste de l’Église naissante, comme elle avait été la vôtre. Enfin son âme, par un élan d’amour, telle qu’une grande flamme, monta jusqu’à vous. Reine des anges au ciel, elle est sur la terre la merveille grandissante de votre Piété filiale, un être mystérieux dont la grandeur échappe au regard de tous les génies, qui défie toute éloquence humaine et désespère tous les arts, mais que tous, nous savons aimer avec un coeur d’enfant. Merci, ô Jésus, de nous avoir montré comment nous devons aimer nos mères, et comment un Dieu aime la sienne.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

CINQUIÈME STATION

SIMON AIDE JÉSUS À PORTER SA CROIX


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Notre-Seigneur aurait pu donner à ses membres une vigueur surhumaine et n’avoir pas besoin du secours d’autrui; mais il voulait être en tout notre modèle. C’est pourquoi il accepta d’être aidé par Simon, et il lui fut reconnaissant de son service. Cet homme, qui était juif ou païen, devint chrétien et même évêque, disent certains auteurs. Ses fils, Alexandre et Rufus, élevés à l’épiscopat, vinrent évangéliser la France et l’Espagne. C’est ainsi que Notre-Seigneur bénit ses amis. Il commence par les attacher à sa personne et à sa Croix, puis il se montre à leur égard d’une générosité divine. Il a toujours eu des faveurs signalées pour les nations, les familles et les âmes qui lui furent secourables, à lui-même ou à son Église. Quand il s’asseyait à la table d’un riche, en partant il laissait sa coupe d’or dans le coeur de son hôte, c’est-à-dire la charité. Lorsque ses amis l’abandonnaient ou le reniaient, à cause de ses humiliations, il avait pour eux des regards d’une si profonde tendresse que bientôt on les retrouvait près de lui, enchaînés par le repentir et l’amour. Judas lui-même serait revenu à lui s’il avait su lire dans les yeux de ce bon Maître l’affection de son coeur quand il l’embrassa. Est-ce que Longin, qui lui perça le côté, n’est pas devenu un saint ? Qui ne sait qu’en retour de leur cordiale hospitalité, Lazare, Marthe et Marie furent divinement récompensés ? L’univers entier est rempli de leur nom; le midi de la France surtout garde avec amour leur mémoire et leur tombe. Pierre et Paul ont, pour abriter leurs restes vénérés, le plus beau monument de la terre, et tous les Saints ont des autels. Que l’on compare ce qu’a fait le monde pour ses plus grands hommes avec ce que le Christ a fait en faveur de ses plus humbles serviteurs : un Benoît Labre, une Germaine Cousin, pauvres que la catholicité prie à genoux, et l’on verra où est le véritable ami. Si l’on ne comprend pas qu’un tel ami, qui distribue des couronnes immortelles à son père nourricier, à sa mère, à tous ceux qui l’aiment, ne peut être qu’un Dieu, évidemment c’est qu’on veut demeurer aveugle. O Jésus, accordez-nous la grâce d’être de vos amis, et d’aimer les nôtres chrétiennement.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

SIXIÈME STATION

VÉRONIQUE ESSUIE LA FACE DE JÉSUS


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Cette femme qui brave tout pour venir essuyer le visage adorable de Jésus, inondé de sueur et de sang, nous révèle par cet acte généreux la bonté de son coeur; mais Notre-Seigneur nous montre aussi la délicatesse du sien en imprimant son portrait sur le voile de Véronique. Le jour devait venir où il découvrirait tous les trésors de ce Coeur divin à Marguerite-Marie, attentive comme Véronique à réparer par sa piété l’ingratitude des hommes envers lui.
Qui n’admirerait ici la bonté sereine de Jésus ! Il oublie tous ses maux pour récompenser un acte de dévouement. Apprenez de moi, semble-t-il nous dire, que je suis doux et humble de coeur. Imitez-moi : soyez bons dans vos familles, dans la société, partout et jusqu’au milieu des outrages. La douceur ! c’est la charité, racine de toutes les vertus surnaturelles, s’épanouissant en fleurs et en fruits, c’est-à-dire en paroles et en actions suaves. L’humilité ! c’est elle qui nous rappelle, comme son nom l’indique humi similis, semblable à la terre, que notre corps a été pétri avec le limon, et que notre âme, sous le double aspect de la nature et de la grâce, a tout reçu de Dieu. A l’exemple de Jésus, soyons donc doux et humbles de coeur; prêts à obéir au Seigneur et à rendre service à nos frères, jusqu’à leur laver les pieds, jusqu’à oublier leurs injures.
O Jésus, dans le sacrement de l’Eucharistie, vous continuez à nous enseigner la douceur et l’humilité. En faveur de quelques âmes qui viennent vous y adorer et vous prouver leur amour comme Véronique, vous vous résignez à y être oublié par la foule, parfois profané, outragé, reçu dans des poitrines souillées ! Seigneur, faites-moi comprendre ces grandes leçons dont mon orgueil a besoin, et accordez-moi la grâce, je vous en supplie, d’être comme vous, à l’avenir, doux et humble de coeur.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

SEPTIÈME STATION

JÉSUS TOMBE POUR LA SECONDE FOIS


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Arrivé à la Porte Judiciaire, par laquelle les criminels sortaient de Jérusalem pour aller au supplice, Notre-Seigneur vit sa sentence de mort, affichée selon la coutume, sur une colonne en pierre qu’on trouve encore maintenant debout, au même endroit, dans l’atelier d’un artisan. C’est là que Jésus tomba pour la seconde fois.
Il y a, en effet, des épreuves qui renversent les plus fiers courages. Quand la peine nous vient d’un ennemi, nous savons la subir. Nos forces grandissent avec les obstacles qu’on nous oppose, et dans la persécution notre âme semble s’élever avec le flot de la douleur, pour affronter la tempête. Mais si le coup qui nous frappe nous est porté par une main qui nous est chère, par un être que nous aimons, alors notre coeur est brisé. Le héros lui-même, en face de l’ingratitude, est sans forces, les bras lui tombent, il s’affaisse jusqu’à terre et demeure là, en silence, plongé dans son inconsolable douleur. Or, Jésus était abreuvé d’ingratitude. Que n’avait-il pas fait pour son pays et pour son peuple ! De quels bienfaits ne voulait-il pas le combler encore ? Il se plaisait à guérir ses malades, à ressusciter ses morts, à le nourrir d’un pain miraculeux et surtout de sa doctrine. Trois années durant, il avait vécu au milieu de la foule, accueillant avec la même bonté les petits et les grands, les pécheurs et les justes. Enchaînés à ses pas, suspendus à ses lèvres ils le portaient en triomphe et voulaient le proclamer roi ! Et voici maintenant qu’ils le conduisent à la mort et lui destinent pour trône un infâme gibet !. Ainsi traité par ceux qu’il aime, Jésus en est accablé de douleur; épuisé, il tombe et demeure à terre.
Maître adorable, vous nous apprenez à aimer notre pays et à nous dévouer pour le peuple, malgré son ingratitude. Tôt ou tard, les hommes que les passions aveuglent, ouvrent les yeux et font une certaine justice à ceux qui les ont aimés, ils reconnaissent le dévouement qu’on a pour eux. En tout cas, si les hommes l’oublient Dieu s’en souvient toujours, et la récompense qu’il donne mérite seule notre amour : elle est éternelle.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

HUITIÈME STATION

JÉSUS CONSOLE LES FILLES DE JÉRUSALEM


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Jésus, suivi d’une grande multitude de peuple et de femmes qui le pleuraient amèrement se retourna vers elles et les consola.
C’est une belle mission que celle d’être consolateur des affligés. A l’exemple de Notre-Seigneur, chacun de nous peut et doit la remplir; l’occasion ne manque jamais, la tristesse se rencontre partout.
D’où vient donc cette tristesse commune à tous les enfants d’Adam ? Écoutez : l’âme elle-même répond à cette question quand elle s’écrie avec le Psalmiste : J’ai soif de vous, ô mon Dieu ! « Nous sommes faits pour Dieu, dit saint Augustin, et notre coeur est sans repos à moins qu’il ne se repose en Dieu. » Quand, pour apaiser la soif de bonheur qui nous dévore, nous nous adressons aux créatures, elles peuvent bien nous distraire et nous donner des joies passagères; mais nous satisfaire pleinement, jamais. C’est Dieu lui-même qu’il nous faut : Dieu vu face à face, à découvert, tel qu’il est dans sa gloire éternelle. En attendant, Jésus est venu nous consoler en demeurant trente-trois ans sur la terre, d’une manière visible. Il console les âmes fidèles depuis son ascension, par sa présence réelle au saint tabernacle, où l’oeil de la foi le contemple, où nos coeurs l’aiment et l’adorent. Voilà le vrai Consolateur : Dieu. C’est pourquoi l’âme chrétienne chante toujours avec l’Église, interprète inspirée de nos douleurs, ces paroles sacrées : Hei mihi, Domine ! Je suis malheureuse, Seigneur, car mon exil se prolonge.
O mon Dieu, faites-moi comprendre que l’union de mon âme avec vous,.c’est la joie et la vie, tandis que la division causée par le péché, c’est la mort. Âmes, familles et peuples, nous mourrons tous de douleur et de misère, si nous abandonnons votre Fils, ô mon Dieu ! Seigneur, je le comprends maintenant : pour consoler vraiment une âme, il faut lui parler de Dieu, il faut contribuer à lui rendre l’amour de Dieu. Voilà comment on aime les âmes et sa patrie.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

NEUVIÈME STATION

JÉSUS TOMBE POUR LA TROISIÈME FOIS


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

A la vue de Jésus tombé pour la troisième fois, couvert de blessures, accablé d’outrages, sous les yeux de sa mère désolée, qui ne comprendra que par son exemple il nous enseigne la patience ?
Pour être patient, il faut aimer Dieu et souffrir pour l’amour de lui. Jésus avait pour son Père et pour l’humanité un amour infini : il était infiniment patient. « C’est la force du désir, dit saint Augustin, qui fait supporter les travaux et les peines, et personne ne consent volontairement à souffrir sinon pour ce qu’il aime. » La raison en est que l’âme fuit la tristesse et la douleur, et quand elle se résigne à les subir, c’est pour obtenir un bien qui la dédommage de sa peine. C’est ainsi qu’on est patient pour acquérir fortune, plaisir et gloire. Mais qu’arrive-t-il ? Ou bien on est trompé dans ses espérances, ou bien on se lasse de ce qu’on a le plus désiré quand on le possède; ou bien encore on perd ce que l’on possédait. Alors la tristesse envahit l’âme, on tombe brisé de douleur et l’on s’abandonne au désespoir. La tristesse du siècle produit la mort, dit saint Paul. La tristesse tue beaucoup d’hommes, ajoute- t-il; multos occidit tristitio.
C’est de vous que me vient la patience, ô mon Dieu ! C’est de votre Coeur sacré qu’elle passe dans le mien, ô Jésus, vrai Fils de Dieu. Je ne m’étonne pas de voir vos apôtres et vos martyrs patients dans la prison, dans les fers et jusque dans les tortures les plus cruelles : ils vous aimaient avec ardeur, ils aspiraient au bonheur de vous voir à découvert au Ciel. Ah ! si mon âme aimait les biens, les plaisirs et la gloire célestes comme elle aime ces choses de la terre, au lieu de regarder en bas, elle élèverait son coeur vers vous; au lieu de se plaindre le long du chemin de la vertu, comme Jésus elle serait patiente et saurait se relever de ses abattements. Seigneur, accordez-moi cette grâce.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

DIXIÈME STATION

JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Nous avions besoin que Notre-Seigneur nous apprit à nous laisser dépouiller de tout sans murmurer. Ne faut-il pas que l’homme se résigne à tout perdre, à tout quitter et à n’emporter dans la tombe qu’un linceul ? Avant ce suprême dépouillement, il en est une foule d’autres que nous devons subir.
Arrivée sur le deuxième versant de la vie, l’âme ne tarde pas à trouver dans son corps un serviteur qui décline. Elle se lasse et déchoit avec lui. Chaque jour elle perd quelque chose de sa mémoire, de sa vivacité d’esprit, de son énergie de volonté, de son aptitude aux affaires et de sa puissance de parole et d’action. Si par exception elle conserve mieux que d’autres, jusqu’à un âge avancé, ses facultés intellectuelles, qui ne sait qu’il y a pour la vieillesse la plus oublieuse d’elle-même des écueils humainement inévitables ? Alors donc il faut songer à céder la place, disparaître de la grande scène du monde, s’ensevelir dans la retraite, se résigner à l’oubli, n’être plus rien ou presque rien. Ah ! qu’il est dur de vieillir ! Heureux sont les hommes qui ont conservé ou reconquis la foi, l’espérance et la charité ! Avec elles, on se console; avec elles, on aime le Christ, et une âme qui aime le Christ est toujours jeune et demeure toujours forte.
Le coeur, dit-on, ne vieillit pas; s’il ne vieillit pas, il devient d’une sensibilité extrême, qui est pour le vieillard inactif une source de souffrances, quand surtout il est condamné à voir passer devant lui les êtres aimés qui devaient lui survivre, et qu’il se trouve seul dans une maison silencieuse, peuplée seulement de souvenirs qui sont autant de regrets. Pour rester fort et résigné, au milieu de tous ces dépouillements, le coeur a besoin de Dieu. Dieu connu, aimé ardemment, servi fidèlement tient lieu de père, de mère, d’épouse, d’enfants, d’amis et de fortune.
O mon Dieu, quand l’hiver arrive, les arbres dépouillés étendent leurs branches et semblent prier. On dirait, Seigneur, que par la voix de la nature, vous enseignez à la vieillesse, qui est l’hiver de la vie, l’amour de la prière. La prière console, fortifie et enrichit l’âme en l’unissant, ô Jésus, à votre Coeur sacré.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

ONZIÈME STATION

JÉSUS EST CLOUÉ À LA CROIX


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

A Dieu ne plaise que je me glorifie sinon dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ! Ces paroles de saint Paul nous rappellent à tous que ce divin Maître n’est arrivé à la gloire qu’en passant par la souffrance. Si nous-mêmes nous voulons être un jour glorifiés dans le Ciel sachons aussi souffrir et être méprisés pour lui. L’Esprit-Saint avait depuis longtemps gravé cette vérité dans les livres saints en disant : la gloire vient après l’humilité, gloriam prœcedit humilitas. La sagesse antique ne l’avait pas oubliée : « le plus beau spectacle qu’on puisse contempler, avait-elle dit, c’est le juste aux prises avec la douleur. » Voici le Juste par excellence entre les bras de la croix. Au lieu de rougir de lui, admirons sa puissance et adorons-le.
On avait voulu l’habiller comme un roi de théâtre parce qu’il avait dit à Pilate : Oui, je suis roi. A un roi, ne faut-il pas un sceptre ? Jésus en a un : les soldats romains lui ont mis à la main un roseau. Les rois portent un manteau : on jette sur les épaules de Jésus quelques vils lambeaux de pourpre. Les rois ont une couronne : vite, les soldats en font une avec des épines et l’enfoncent cruellement sur le front et dans la tête du Sauveur. Enfin, à un roi il faut un trône brillant : celui de Jésus, le voici : c’est la croix à laquelle on l’attache par les pieds et par les mains avec de gros clous.
Pharisiens, scribes, Juifs, soldats romains, vous pensiez revêtir le Christ des attributs dérisoires d’une royauté plus dérisoire encore : Vous vous trompiez. Vous serviez l'éternelle sagesse qui prend ce qu’il y a de faible au monde pour confondre ce qui est fort. La couronne d’épines de Jésus sera la plus glorieuse de toutes les couronnes, son roseau le plus puissant de tous les sceptres, la pourpre de ses épaules éclipsera tous les manteaux de rois, ses clous seront plus brillants que les diamants, sa croix plantée dans tout l’univers sera aimée, et les peuples, à deux genoux, adoreront entre ses bras le Christ triomphant qu’elle offre a notre amour. O Jésus, accordez-moi la grâce de savoir souffrir avec vous, afin de partager aussi votre gloire éternelle.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

DOUZIÈME STATION

JÉSUS MEURT SUR LA CROIX


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Jésus, par sa mort, a sauvé le monde et fondé sur la terre le règne du dévouement. Il est grand de mourir pour un ami, plus grand encore de mourir pour sa famille, sublime de mourir pour sa patrie, mais mourir pour l’humanité et la sauver, c’est divin. O Christ, vous vous êtes élevé à ces hauteurs; c’est pourquoi le Calvaire est ce qu’il y a de plus grand au monde. C’est là que le Ciel et la terre, Dieu et l’homme se sont réconciliés en vous, ô adorable Sauveur ! C’est du Calvaire que la vie et la civilisation chrétiennes ont jailli, avec votre lumière et la flamme sacrée de votre amour.
Ce n’est pas assez, ô Maître : votre sang a fait germer des dévouements inouïs. Jusqu’à vous, tout ce qui portait au front le cachet de la pauvreté et de la faiblesse était foulé aux pieds. Vous, Seigneur, vous seul, vous avez grandi et divinisé le pauvre et le malheureux en déclarant au monde qu’ils sont vos frères, mieux encore : vos membres souffrants. Les aimer, c’est vous aimer vous-même; baiser leurs plaies, c’est vous donner à vous-même cette marque d’amour. A peine aviez-vous révélé au monde ce secret de votre coeur, ce commandement nouveau de la charité, que partout on vit les grands de la terre s’agenouiller, à votre exemple, pour laver les pieds aux pauvres; partout des monuments s’élevèrent pour abriter l’infortune et calmer la souffrance.
Et maintenant, après dix-huit siècles de bienfaits, ils voudraient ôter du monde votre croix et vous-même, ô Maître ! Qui donc veulent-ils mettre à votre place ? Quel dieu vont-ils nous donner ? Quelle doctrine, quelle morale, quels sacrements, quel coeur, quelles consolations pendant la vie, quels espoirs à la mort ? O Jésus, à deux genoux et le front dans la poussière, nous vous en supplions : ne nous quittez pas... Vous emporteriez avec vous le bonheur et la gloire de notre patrie, l'espoir des malheureux.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

TREIZIÈME STATION

JÉSUS EST DESCENDU DE LA CROIX


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Marie reçut dans ses bras maternels le corps sacré de son Fils. Elle lui donna toutes les marques de son amour, de son respect, de son adoration; puis elle le remit aux mains de Joseph d'Arimathie, qui nous représentait tous à ce moment solennel. Cet homme généreux entoura le corps inanimé de Jésus d'honneur et de piété. A son exemple, l'humanité, de génération en génération, a donné à Notre-Seigneur des témoignages éclatants de foi et d'amour. Elle lui a offert tous les tributs de dévouement dont elle est capable : tribut de la prédication évangélique par les Apôtres; tribut du sang par les martyrs; tribut du génie par les Pères de l’Église; tribut de la parole par les missionnaires qui ont converti l’Europe ; tribut de la bravoure militaire par les croisades; tribut des missions lointaines en Amérique et dans l’extrême Orient. Et maintenant, est-ce que le dévouement pour Jésus-Christ s’est éteint dans le coeur de l’humanité ? Non : il suffit de jeter un regard sur l’histoire de notre siècle pour voir qu’il a payé à Notre-Seigneur tous les tributs du passé, et apporté à ses pieds, ou plutôt offert à son coeur, plus que les autres, des oeuvres d’une charité inouïe. Le flot du mal monte chaque jour; mais il est devancé par le flot du bien qui grandit aussi. Si jamais l’armée de la haine contre Jésus n’a été plus nombreuse et plus disciplinée, jamais non plus l’Église catholique n’a été plus ardente au bien et plus unie à son auguste Chef, vicaire du Christ sur la terre. Ayons confiance. Voilà plus de vingt siècles que l’Église est en lutte, et après chaque combat, elle chante et elle chantera éternellement : Le Christ est vainqueur, le Christ règne, le Christ commande, Christus vincit, Christus regnat, Christus imperat. Oui, ô adorable Maître, vous pouvez commander : nous obéirons. Puissions-nous, après vous avoir fidèlement servi, laisser comme vous sur la terre une mémoire qui mérite d’être bénie !

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.

QUATORZIÈME STATION

JÉSUS EST MIS DANS LE TOMBEAU


V/. — Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi  Ecouter

R/. — Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.
V/. — Nous vous adorons, ô Jésus ! et nous vous bénissons.

R/. — Parce que par votre sainte croix vous avez racheté le monde.

Le sépulcre c’est là que finit la grandeur et que s’éteint la puissance des hommes, tandis que pour Notre-Seigneur il marque la fin de ses abaissements et le commencement de sa gloire. Ce divin Maître l’avait dit : Quand j’aurai été élevé de terre j’attirerai tout à moi; et le prophète avait annoncé que son sépulcre serait glorieux; et erit sepulcrum ejus gloriosum.
Ces prophéties se sont divinement réalisées. Les premiers chrétiens aimaient à visiter le saint Sépulcre en compagnie de la sainte Vierge elle-même. Avec quelle joie ils se rappelaient le triomphe du Sauveur ! Quarante ans après l’Ascension, Siméon, second évêque de Jérusalem et parent de Notre-Seigneur, entourait le saint Sépulcre de respect et d’honneur. Sainte Hélène, au IVème siècle, l’enferma avec le mont Calvaire dans un vaste édifice d’une beauté sans égale. Après des alternatives de paix et de guerre, cette tombe sacrée vit venir à elle les nobles chevaliers qui, pieds nus et dans l’attitude de la pénitence, l’arrosèrent de leurs larmes et l’ornèrent avec une magnificence royale. Au XIIIème siècle, les enfants de saint François d’Assise en furent constitués les gardiens définitifs par le Saint-Siège. Plus d’une fois ils durent mêler leur sang à celui de Jésus pour remplir leur mission : ils le firent avec courage. Toujours aimé, toujours vénéré, toujours visité par des milliers de pèlerins, riches et pauvres, rois et sujets, le saint Sépulcre est gardé aujourd’hui par les amis de Jésus-Christ et de son Église, par les diverses sectes chrétiennes de Orient, et par les mahométans eux-mêmes qui le possèdent.
Divin Sauveur, nous avons suivi avec vous la voie du Calvaire et appris à votre école toutes les vertus que nous devons pratiquer; faites qu’après vous avoir imité durant notre vie, nous ayons le bonheur de mourir chrétiennement, afin que notre âme soit accueillie dans le Ciel, en attendant qu’elle soit réunie à notre corps pour la résurrection glorieuse. Ainsi soit-il.

Un Pater — un Ave Maria — Un Gloria Patri.

V/. — Miserere nostri, Domine. Ecouter
R/. — Miserere nostri.
V/. — Fidelium animæ per misericordiam Dei requiescant in pace.
R/. — Amen.
V/. — Ayez pitié de nous, Seigneur.
R/. — Ayez pitié de nous.
V/. — Que les âmes des fidèles reposent en paix par la miséricorde de Dieu.
R/. — Ainsi soit-il.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas Cordi meo validè. O sainte Mère ! gravez profondément dans mon cœur les plaies de Jésus crucifié.


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